L’enqête Publique

Afin d’assurer l’information et la participation du public, il a été procédé, sur le périmètre du Pays Ruffécois, à une enquête publique  portant sur le projet de Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du 30 novembre 2018à 9h00  au 11 janvier 2019 à 17h00.

Toutes les observations recueillies peuvent être consultées ci-dessous.

Dossier de l’enquête publique

Charte politique de confidentialité

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59 messages.
LIONEL ROBACHE LIONEL ROBACHE de YERRES a écrit le 7 janvier 2019 à 15 h 14 min:
Propriétaires d'une petite maison sur la commune de Cellefrouin, où nous passons 7 à 8 mois de l'année, nous avons déjà apporté notre refus de nouvelles installations d'éoliennes sur la commune pour diverses raisons (vision,bruit,rentabilité pour l'usager, durée de vie, etc....)nous sommes donc aussi en désaccord avec ce nouveau projet.
Propriétaires d'une petite maison sur la commune de Cellefrouin, où nous passons 7 à 8 mois de l'année, nous avons déjà apporté notre refus de nouvelles installations d'éoliennes sur la commune pour diverses raisons (vision,bruit,rentabilité pour l'usager, durée de vie, etc....)nous sommes donc aussi en désaccord avec ce nouveau projet.
hackspill hackspill de Rueil-Malmaison a écrit le 7 janvier 2019 à 12 h 57 min:
Bonjour Touriste régulière du pays Ruffécois, je souhaite alerter sur le fait que les éoliennes dégradent réellement le paysage et c’est bien dommage que ce choix soit fait aux dépends d’autres alternatives. Même si je ne suis pas directement concernée, j’aime la quiétude et la beauté de vos paysages et je ne viendrai p’us En profiter si ceux-ci sont parsemés d’éoliennes. Salutations
Bonjour
Touriste régulière du pays Ruffécois, je souhaite alerter sur le fait que les éoliennes dégradent réellement le paysage et c’est bien dommage que ce choix soit fait aux dépends d’autres alternatives. Même si je ne suis pas directement concernée, j’aime la quiétude et la beauté de vos paysages et je ne viendrai p’us En profiter si ceux-ci sont parsemés d’éoliennes.
Salutations
gervier michel gervier michel de chenon a écrit le 7 janvier 2019 à 12 h 05 min:
sur notre commune nous disposons d'une zone activité communautaire qui date de 2010 et qui a ce jour n'est occupée que sur une surface de 21900m2 sur un total de 138963 m2 soit 16 %. Une réserve foncière de 10 ha non aménagée avec une bande de bois de 2 ha en plein milieu et appartenant à 6 propriétaires différents,ce qui peut bloquer un projet important .Sur cette partie aménagée nous venons de perdre un artisan. Sur la partie communale ,il y a 1 local à vendre et un batiment en réglement judiciaire depuis plusieurs années.1 seul habitant de la... Lire la suite
sur notre commune nous disposons d'une zone activité communautaire
qui date de 2010 et qui a ce jour n'est occupée que sur une surface de 21900m2 sur un total de 138963 m2 soit 16 %.
Une réserve foncière de 10 ha non aménagée avec une bande de bois de 2 ha en plein milieu et appartenant à 6 propriétaires différents,ce qui peut bloquer un projet important .Sur cette partie aménagée nous venons de perdre un artisan.
Sur la partie communale ,il y a 1 local à vendre et un batiment en réglement judiciaire depuis plusieurs années.1 seul habitant de la commune travaille sur cette zone.Notre commune dispose d'une carte communale et à ce jour pas un mètre carré n'a été vendu.
Je considère que notre commune dispose d'une surface suffisante pour les 10 ans à venir
Association Coupe-vent à saint-Claud Association Coupe-vent à saint-Claud de Saint-Claud a écrit le 7 janvier 2019 à 10 h 58 min:
NON à ce projet de Scot qui favorise clairement le développement des projets éoliens en Ruffécois, au dépend des autres énergies "vertes", au dépend de l'énergie solaire notamment : - état des lieux de l'éolien inexact et obsolète . cf. Livre 1.3 "état initial de l'environnement" page 282 à 287 : les données datent de 2012 / tous les chiffres sont faux et les textes cités annulés ou obsolètes (SRE, ZDE...) Comment peut-on proposer des prescriptions acceptables en s'appuyant sur un constat faux et obsolètes ? - recommandations favorisant clairement l'éolien contre le solaire. Pourquoi traiter différemment le solaire et... Lire la suite
NON à ce projet de Scot qui favorise clairement le développement des projets éoliens en Ruffécois, au dépend des autres énergies "vertes", au dépend de l'énergie solaire notamment :
- état des lieux de l'éolien inexact et obsolète . cf. Livre 1.3 "état initial de l'environnement" page 282 à 287 : les données datent de 2012 / tous les chiffres sont faux et les textes cités annulés ou obsolètes (SRE, ZDE...) Comment peut-on proposer des prescriptions acceptables en s'appuyant sur un constat faux et obsolètes ?
- recommandations favorisant clairement l'éolien contre le solaire.


Pourquoi traiter différemment le solaire et l'éolien ?
lepoutre lepoutre a écrit le 7 janvier 2019 à 10 h 53 min:
« L'urgence climatique est un leurre » Auteur François Gervais Edition Lartilleur et « Une éolienne de 90 mètres de haut s'est effondrée dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 novembre 2018, au nord de Pithivier dans le Loiret. Sa chute, dont on ignore pour l'instant la cause, n'a fait aucun blessé , La Nouvelle République » Le Nord Ruffecois est envahi d'éoliennes certaines vraiment proches de la RN10....Et le principe de précaution ? Les populations confrontées à ces machines géantes souffrent. D'autre solutions existent d'abord les économies ensuite le solaire thermique, la géothermie, la recheche sur le stockage …etc. Le SCOT est l'occasion de... Lire la suite
« L'urgence climatique est un leurre » Auteur François Gervais Edition Lartilleur

et

« Une éolienne de 90 mètres de haut s'est effondrée dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 novembre 2018, au nord de Pithivier dans le Loiret. Sa chute, dont on ignore pour l'instant la cause, n'a fait aucun blessé , La Nouvelle République »

Le Nord Ruffecois est envahi d'éoliennes certaines vraiment proches de la RN10....Et le principe de précaution ?

Les populations confrontées à ces machines géantes souffrent.

D'autre solutions existent d'abord les économies ensuite le solaire thermique, la géothermie, la recheche sur le stockage …etc.

Le SCOT est l'occasion de prendre une sage décision comme celle prise par Xavier Bertrand président des Hauts de France « Foutez nous la paix avec vos éoliennes »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/foutez-nous-paix-eoliennes-xavier-bertrand-president-region-hauts-france-1526168.html
Michel JANNET Michel JANNET de Oradour a écrit le 4 janvier 2019 à 15 h 53 min:
Remarque préalable sur les pôles « ruraux » et « intermédiaires structurants » versus les zones hyper rurales Je pense qu’il faut, dans le cadre du SCOT, identifier les territoires « hyper ruraux » (en suivant la démarche indiquée dans le Rapport « Hyper-Ruralité » établi par M. Alain Bertrand, Sénateur de Lozère de Juillet 2014), en combinant les deux critères : - « faible densité », - éloignement des pôles (ruraux ou intermédiaires structurants). A titre d’exemple, sur la frange Ouest : les « pôles ruraux » sont Saint Fraigne, Verdille, Tusson, et « pôles intermédiaires structurants » (Aigre,... Lire la suite
Remarque préalable sur les pôles « ruraux » et « intermédiaires structurants » versus les zones hyper rurales
Je pense qu’il faut, dans le cadre du SCOT, identifier les territoires « hyper ruraux » (en suivant la démarche indiquée dans le Rapport « Hyper-Ruralité » établi par M. Alain Bertrand, Sénateur de Lozère de Juillet 2014), en combinant les deux critères :
- « faible densité »,
- éloignement des pôles (ruraux ou intermédiaires structurants).
A titre d’exemple, sur la frange Ouest : les « pôles ruraux » sont Saint Fraigne, Verdille, Tusson, et « pôles intermédiaires structurants » (Aigre, Villefagnan) ont à l’ouest des zones hyper-rurales. Beaucoup de hameaux et villages sont à environ10 km ou plus de ces pôles. Une attention doit donc être portée aux territoires hyper-ruraux des communes de Longré, Lupsault, Barbezières, Ranville-Breuillard, Les Gours, Paizay- Naudoin-Embourie, Theil-Radier, La Forêt de Téssé, Montjean…

Ambition 1 Maintenir et renforcer l’équilibre de l’armature territoriale
1er Objectif : Garantir une bonne répartition des polarités sur le territoire
Le document Page 8 souligne la particularité des « franges Est et Ouest touchées par une fragilité démographique avec un développement plus orienté vers l’agriculture, vers le tourisme et l’économie résidentielle ».
Ma remarque : Le SCOT devrait proposer une approche spécifique de valorisation de ces territoires « hyper ruraux », en accordant une importance :
- au développement de la couverture numérique (fixe et mobile) dans un délai court et
- à la garantie d’un cadre de vie de qualité
pour assurer à ces territoires « un développement plus orienté vers l’agriculture, vers le tourisme et l’économie résidentielle » (page 8 livre 2), et mais aussi les activités de télétravail, ou des activités de production adaptée aux territoires hyper-ruraux.
3ème objectif : Maintenir un bon niveau de services et d’équipements
1. « Renforcer les soins à domicile et les services pour répondre au vieillissement de la population ».
Ma remarque : L’objectif ne me paraît pas bien adapté à ces zones hyper-rurales; Cet objectif devrait être reformulé à notre avis par « développer la télémédecine dans ces zones éloignées des pôles ruraux et intermédiaires structurants, en ne conservant les soins à domicile que quand le numérique ne peut apporter une solution adaptée à la pathologie »
2. « Désenclaver le territoire par le développement des réseaux de télécommunication ». Ma remarque : Objectif prioritaire pour ces zones hyper-rurales. Dans le planning de développement de l’internet fixe (fibre) annoncé par Charente Numérique, à notre connaissance à la date d’aujourd’hui, beaucoup de communes de cette ceinture Ouest du Ruffecois sont dans le planning « Lot 4 / Jalon 3 ou 4 (2021) ». Les priorités ont déjà été arrêtées, et le SCOT ne peut donc pas être un document de référence. Mais pour le
développement de l’internet mobile et la téléphonie mobile, le
SCOT devrait servir de support au travail de « l’équipe projet locale » (nommée par le préfet) qui doit établir une « liste de critères pour les choix prioritaires » des sites d’antenne à construire dans l’année. (confère Instruction du gouvernement du 18 juillet 2018 relative à la mise en oeuvre du nouveau dispositif d’amélioration de la couverture en téléphonie mobile NOR : TERR1820008C).
Il faudrait que le SCOT souligne la priorité d’Internet pour ces zones.
« Privée de l’Internet haut-débit, la PME industrielle voit ses échanges à distance ralentis ou pénalisés, le professionnel libéral exerçant des métiers de conception architecturale ou artistique doit louer un local professionnel dans la ville la plus proche, à 30km, pour pouvoir espérer transmettre ses fichiers numériques à ses clients, et la famille d’estivants citadins ne relouera pas de gîte rural ici l’année prochaine, malgré le calme et la beauté des paysages, car il n’était pas équipé d’un accès wi-fi et que la 3G n’y passait pas… ce qu’aucun membre de la famille, à commencer par l’adolescent
incrédule, ne pensait possible. » (Extrait du rapport « Hyper-ruralité » page 31 référence de ce rapport cité ci-dessus)

Ambition 2 Développer l’économie et l’emploi sur tout le territoire
2ème Objectif : Rendre le territoire lisible, attractif et se donner les moyens de développer le tourisme
Ma remarque : Il faudrait rappeler le rôle du numérique pour cet objectif d’attractivité et de développement du tourisme, tout particulièrement pour les zones hyper-rurales.

Ambition 3 Mieux mettre en valeur les atouts naturels et patrimoniaux du territoire
3EME objectif faire du patrimoine naturel et culturel un support de développement Objectif Développer une économie en lien avec ces espaces naturels (Page 44 Livre 2 )
Point : « Développer la possibilité de télétravail »
Ma remarque : Le milieu rural doit saisir des opportunités liées au télétravail, mais aussi à des nouvelles activités ne nécessitant pas une installation en milieu urbain ; 81 % des Français considèrent la vie à la campagne comme le mode de vie idéale. Voir étude de l’Ifop pour l’association Familles rurales à retrouver sur : www.famillesrurales.org.
 Il faut souligner que cela implique de « garantir un cadre de vie de qualité »
(Objectif 2 page 21). Car par exemple, les télétravailleurs et les retraités ne s’installeront que dans un cadre de vie de qualité.
Point : « retrouver une mosaïque de milieux au sein des grandes plaines agricoles, notamment en replantant des haies entre les parcelles » (voir carte livre 2 page 36)
Ma remarque : Cet objectif doit permettre de limiter l’éolien pour se conformer aux recommandations du traité Eurobats, qui indique la distance minimum à respecter entre les éoliennes et les haies et lisières d’au moins 200 mètres. Point : « Optimiser la ressource éolienne en veillant à prendre en compte les enjeux de préservation du cadre de vie du territoire, de l’image du territoire et de développement du tourisme »
Ma remarque : Le Document d’Orientations et d’Objectifs (DOO) devrait préciser ces conditions d’éloignement et de hauteur des machines afin de ne pas nuire à la qualité du cadre de vie et au développement économique du tourisme et du télétravail, prenant en compte les recommandations de l’Académie de médecine.

Position de l’Academie de Médecine ( Extrait) :
Extrait Rapport de 2006 :"l’Académie recommande aux pouvoirs publics que dès maintenant :
— à titre conservatoire soit suspendue la construction des éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW situées à moins de 1 500 mètres des habitations, " (http://www.academie-medecine.fr/leretentissement-
du-fonctionnement-des-eoliennes-sur-la-sante-de-lhomme/)
Extrait Rapport de 2017 : « …au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles, il affecte la qualité de vie d’une partie des riverains et donc leur « état de complet bien-être physique, mental et social » lequel définit aujourd’hui le concept de santé. Dans le double souci d’améliorer l’acceptation du fait éolien et d’atténuer son retentissement sanitaire, direct ou indirect, sur une frange de la population de riverains, le groupe de travail recommande :
-de faciliter la concertation entre les populations riveraines et les exploitants ainsi que lasaisine du préfet par les plaignants, de s’assurer que l’enquête publique est conduite avec la rigueur décrite
dans les textes et effectivement mise en oeuvre, et de veiller à ce que les riverains se sentent mieux concernés par les retombées économiques,
-de déterminer la distance minimale d’implantation à la première habitation en fonction de la hauteur des nouvelles éoliennes afin de ne pas majorer leur impact visuel et ses conséquences psychiques et somatiques… » (Rapport du 9 mai 2017 « NUISANCES SANITAIRES DES EOLIENNES TERRESTRES »)


PS: Les annexes peuvent être demandées au PETR du Pays du Ruffécois pour consultation - mail: scot.ruffecois@orange.fr
Hamon Hamon de Aunac sur Charente a écrit le 23 décembre 2018 à 7 h 50 min:
Bonjour. Je souhaite que l'on profite du scot pour réfléchir sur la politique des transports, et l'usage de la RN 10. Nous nous retrouvons avec un axe qui supporte plus de 10 000 poids-lourds par jour. Un camion consommant entre 30 et 40 litres de gas-oil pour 100 kms, je laisse les lecteurs faire le calcul de ce qui est consommé chaque jour sur cet axe. Les études publiques sur la qualité de l'air et sur la pollution sonore sont publiées sur le site de notre département. On peut lire que si les poids lourds réduisaient leur vitesse à 70... Lire la suite
Bonjour. Je souhaite que l'on profite du scot pour réfléchir sur la politique des transports, et l'usage de la RN 10. Nous nous retrouvons avec un axe qui supporte plus de 10 000 poids-lourds par jour. Un camion consommant entre 30 et 40 litres de gas-oil pour 100 kms, je laisse les lecteurs faire le calcul de ce qui est consommé chaque jour sur cet axe.
Les études publiques sur la qualité de l'air et sur la pollution sonore sont publiées sur le site de notre département. On peut lire que si les poids lourds réduisaient leur vitesse à 70 km/h, la pollution serait bien moins importante. Un enfant vivant à moins de 100 m de cet axe a 4 fois plus de chance de développer des maladies respiratoires!
Pourquoi le ferroutage n'est pas obligatoire? Pourquoi les camions qui sont en transit et n'ont pas de livraisons locales n'ont pas l'obligation de prendre l'autoroute?
Qui peut expliquer aux charentais pourquoi on dépense des sommes considérables pour l'entretien de cet axe et donc pour le fret routier, alors qu'il est polluant, dangereux, et insupportable pour les riverains de la RN 10, et que l'on n'investit rien pour la solution ferroutage, qui est viable. En Europe, de nombreux se tournent maintenant vers cette solution, mais je crains que l'on soit encore à la traine, dans des combats d'arrière garde, avec les armes d'hier. Une base de logistique, qu'elle soit ferroviaire ou routière apporte autant d'emplois, non?
On cherche à rendre attractif notre secteur, c'est réjouissant. Le faire avec un axe routier aussi surchargé, aussi polluant, aussi impactant niveau sonore, c'est plus compliqué me semble-t-il.
Bonne réflexion. Que l'on prenne soin de notre futur et de celui de nos enfants. Que leur laissera-t-on?
Berthu Georges Berthu Georges de Longré a écrit le 13 décembre 2018 à 14 h 27 min:
L’éolien dans le projet de SCoT du Ruffécois Les documents du projet de Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) qui sont soumis à enquête publique montrent un souci de préserver le patrimoine du Ruffécois, la cohérence paysagère, l’identité architecturale, le cadre de vie accueillant, qui sont des atouts forts de ce territoire. Il faut “faire du patrimoine naturel et culturel un support de développement” (livre 1-9, page 30). On ne peut qu’adhérer. Mais en même temps le projet de SCoT reste très discret sur la dégradation du cadre de vie qu’implique la multiplication des installations éoliennes dans le nord-Charente. Dans le... Lire la suite
L’éolien dans le projet de SCoT du Ruffécois

Les documents du projet de Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) qui sont soumis à enquête publique montrent un souci de préserver le patrimoine du Ruffécois, la cohérence paysagère, l’identité architecturale, le cadre de vie accueillant, qui sont des atouts forts de ce territoire. Il faut “faire du patrimoine naturel et culturel un support de développement” (livre 1-9, page 30). On ne peut qu’adhérer. Mais en même temps le projet de SCoT reste très discret sur la dégradation du cadre de vie qu’implique la multiplication des installations éoliennes dans le nord-Charente.

Dans le livre 1-3, Etat initial de l’environnement, pages 282 et suivantes, le chapitre “L’éolien, une filière bien implantée et en plein essor” repose sur des données dépassées. Le Schéma Régional Eolien de Poitou-Charentes, dont il est fait grand cas, a été annulé par la juridiction administrative. Quant aux zones de développement éolien (ZDE), elles ont disparu depuis longtemps et le concept même a été supprimé. En fait ce chapitre tend à faire croire que le développement de l’éolien est aujourd’hui encadré, alors qu’il prend place dans l’anarchie, et bien souvent au mépris des riverains.

Dans le livre 1-6, Incidences du SCoT sur l’environnement, page 55, il est dit que le SCoT souhaite développer les énergies renouvelables sous réserve d’intégration paysagère, mais mentionne seulement le photovoltaïque, la méthanisation, le bois, la géothermie. Toutefois dans la conclusion, il n’est plus question que du développement des énergies renouvelables en général.

Dans le livre 1-9, Résumé non technique, page 11, on lit que le Ruffécois serait “un territoire propice au développement des énergies renouvelables”. Concernant l’éolien, on n’a vu dans les pages précédentes aucune démonstration de cette affirmation. Les ressources éoliennes du Ruffécois sont en effet modestes et la multiplicité des villages et hameaux rend très difficile l’implantation d’engins de très grande hauteur sans perturbation de la vie des riverains. Rappelons par exemple que le promoteur du projet éolien de Saint-Fraigne, lui-même, écrivait dans son étude d’impact qu’il avait choisi l’éolienne Vestas V126-3,6 MW car elle est “spécialisée dans les domaines de vents faibles à modérés, caractéristiques de la zone d’études concernée” (étude d’impact du projet de Saint-Fraigne, page 172). Toutes les cartes de mesure des vents confirment ce jugement. En quoi le territoire du Ruffécois serait-il donc particulièrement propice à l’éolien ? On aimerait bien le savoir.

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD), page 40, fixe des objectifs louables, mais très généraux :
“- Optimiser la ressource éolienne en veillant à prendre en compte les impacts paysagers cumulés des projets sur l’ensemble du territoire et sur les communes limitrophes ;
- Optimiser la ressource éolienne en veillant à prendre en compte les enjeux de préservation du cadre de vie du territoire, de l’image du territoire et de développement du tourisme.”
Ces objectifs sont excellents (notamment la prise en compte des effets paysagers cumulés ou de la préservation du cadre de vie), mais faute de règles d’application, ils risquent de se limiter à une nouvelle version du “en même temps”.

Le Document d’Orientations et d’Objectifs (DOO) donne une règle plus précise, page 87 : “l’implantation d’éoliennes est subordonnée à la réalisation d’études prenant en compte les effets cumulés des parcs sur différentes thématiques et d’études paysagères particulières”. Règle ensuite ainsi explicitée : “Il faudra donc prendre en compte la topographie naturelle du secteur, la morphologie urbaine, les territoires sensibles... pour adapter l’éloignement et la hauteur des machines afin de ne pas nuire à la qualité des paysages. De plus, des espaces de “respiration paysagère” doivent être ménagés afin d’éviter une saturation des paysages”. A vrai dire, c’est ce qui se fait déjà plus ou moins, sans résultats convaincants. C’est donc encore insuffisant.

En conclusion, le projet de SCoT ne prend pas la mesure de l’énormité du problème éolien qui est en train de grossir dans le nord-Charente. Cette situation va finir par nuire à l’image et l’attractivité de notre territoire.

Nous aurions aimé lire des propositions plus fortes. Voici ce que, pour notre part, nous proposons :

1 – Distance minimum aux habitations : le Pays Ruffécois souhaite que désormais la distance minimum entre les futures éoliennes et les habitations les plus proches soit égale à 10 fois la hauteur de mât des éoliennes (règle inspirée de l’article L515-44 du code de l’environnement) ;
2 – Distance minimum aux haies et lisières : conformément aux recommandations du traité Eurobats, le Pays Ruffécois souhaite que la distance minimum entre les éoliennes et les haies et lisières soit systématiquement d’au moins 200 mètres ;
3 – Effets de cumuls : le Pays Ruffécois souhaite que l’étude d’impact d’un projet éolien présente les effets de cumuls de ce parc et des parcs voisins (existants ou en préparation) du point de vue des paysages, mais aussi de la vie des hommes et des animaux ;
4 – Saturation de l’espace : le Pays Ruffécois souhaite qu’une zone soit considérée comme saturée du point de vue éolien lorsqu’il n’y existe pas d’espace où un parc de 4 éoliennes puisse s’installer en respectant les règles précédentes.
Sarah ORMAZABAL - REDEN SOLAR Sarah ORMAZABAL - REDEN SOLAR de Mansle a écrit le 13 décembre 2018 à 14 h 24 min:
La société Reden Solar est un producteur d'électricité photovoltaïque. Nous sommes basé à Agen, où nous produisons nos panneaux photovoltaïques et nous exploitons 500 centrales en France. Nous souhaitons développer des projets dans le cadre de partenariats "gagnant-gagnant" sur le territoire du Pays du Ruffécois. Aujourd'hui, dans le cadre de l'élaboration du SCoT et demain dans celui de l'élaboration des PLU-i, nous pouvons vous proposer de vous accompagner pour la réalisation d'un inventaire des terrains propices pour mettre en place du photovoltaïque. Nous avons déjà réalisé ce type de prestation, accompagné d'un bureau d'études, gratuitement pour des intercommunalités. Par ailleurs,... Lire la suite
La société Reden Solar est un producteur d'électricité photovoltaïque. Nous sommes basé à Agen, où nous produisons nos panneaux photovoltaïques et nous exploitons 500 centrales en France. Nous souhaitons développer des projets dans le cadre de partenariats "gagnant-gagnant" sur le territoire du Pays du Ruffécois.
Aujourd'hui, dans le cadre de l'élaboration du SCoT et demain dans celui de l'élaboration des PLU-i, nous pouvons vous proposer de vous accompagner pour la réalisation d'un inventaire des terrains propices pour mettre en place du photovoltaïque. Nous avons déjà réalisé ce type de prestation, accompagné d'un bureau d'études, gratuitement pour des intercommunalités.
Par ailleurs, nous souhaitons vous montrer un outil que nous avons développé qui est la serre photovoltaïque.
Il permet de réconcilier agriculture et production d'électricité renouvelable. Nous avons aujourd’hui 150 ha de serres en exploitation. Les serres photovoltaïques peuvent permettre d'envisager un développement conjoint et ce type de projet pourrait être encouragé via les documents de cadrage comme le SCoT ou les PLUi.
Je me tiens à votre disposition pour tout échange complémentaire sur ces sujets